Un débutant parle aux débutants ...

Apprendre à voler ! Difficile quand on n'est pas un jeune oisillon fraichement sorti du nid ...
C'est pourtant l'envie qui m'est tombée dessus (surement un jour d'orage), 40 ans après avoir gouté aux joies du vol libre pendant mon adolescence Cool.
Alors, vous êtes veinards, je vais vous en faire profiter, et vous parler de cette première expérience de l'aéromodélisme avec ses joies et ses doutes, il a fallu s'accrocher.

funcub

 

Ma première erreur : le choix du modèle, j'ai cru bien faire en achetant un ensemble tout fait : radio complète, moteur, batterie et avion fini et là je me suis un peu cassé les dents (et l'avion en plus).
Un matériel de qualité plus que médiocre et un avion mal réglé ( pourtant vendu comme tel) et difficilement réglable, un achat qui ne se justifie que si l'on a décidé de ne plus jamais faire de modélisme  ( voir article Explorer T2M sur le forum) Complice.

Retour à la case départ : j'opte pour un Funcub de chez Multiplex ( légèrement en dessous de 100 €), un modèle réputé pour ses qualités de vol et sa grande tolérance aux erreurs de pilotage.
C'est le clone d'un autre modèle connu : l'Easycub, mais avec ailerons et, en option, volets d'atterrissage.
Et là : miracle, ça vole ! Mais voilà, seul et sans expérience, ça ne vole pas longtemps : stressé jusqu'aux orteils, le cœur à 200 à l'heure, je vire et mon coucou plonge, au lieu de couper les gaz, je mets tout à fond, erreur fatale : crash Triste.

Je décide alors de m'inscrire au club le plus proche (devinez lequel ? ) et j'ai là mon premier conseil qui va me faire aller plus loin : "rouler, ne pas voler".
C'est René qui me conseille de taxier mon engin sur la piste d'un bout à l'autre et de revenir et ainsi de suite. Pendant 2 soirées, je fais donc de la voiture "ailée", et, à mesure que je me sens plus en confiance, je pousse un peu les gaz, la roulette ne touche plus le sol (quelle émotion ! ), je pousse encore un peu plus et quitte le sol jusqu'à une altitude extrême d'environ 50 cm ! Ces sauts de puces, mine de rien, sont déjà une grande satisfaction.

La tentation est grande de décoller, mais je suis raisonnable comme un grand , je vais revenir quand il y aura un pilote chevronné à mes côtés.
Et c'est monsieur Jassou que je rencontre : il essaye mon avion, quelle fierté de le voir en l'air. Je suis impressionné par des virages presque à l'équerre.
Retour au sol : le verdict tombe et il me donne mon second conseil important : il ne  faut surtout pas voler réglé comme ça : les débattements sont trop importants pour débuter, l'avion est trop vif, trop sensible : la gamelle assurée pour un débutant.

Retour à l'atelier : je diminue les débattements côté servos au minimum, au plus près de l'axe, avec si besoin, une petite découpe pour le passage des tringles qui se trouvent maintenant presque à toucher la structure ,  et je repars gonflé à bloc.

A noter que là aussi, le matériel bas de gamme de mon premier achat ne bénéficie pas d'un double débattement programmable, d'où ce bricolage nécessaire. J'ai investi depuis dans une vraie radiocommande programmable avec le regret de le l'avoir pas fait avant.


Le palpitant à la limite de l'explosion, je pousse le manche, le Funcub décolle rapidement et entrainé à gérer les gaz par mes soirées "voitures", je baisse le régime rapidement  pour ne pas monter trop vite (1/4 environ), premier virage : je sais qu'il faut compenser avec la profondeur mais l'avion plonge quand même, je réagit vite en donnant un ordre inverse à la direction : ça marche l'avion se remet à plat, youpi !

J'ai compris beaucoup de choses sur ce premier virage, (j'avais vu monsieur Jassou faire ainsi) et dans mon langage d'automobiliste, je dirais qu'il faut contrebraquer en sortie de virage, un peu comme si l'on roulait sur de la glace, et il est vrai que l'air c'est finalement un terrain très glissant Complice !

Après, ça va mieux, moins stressé grâce à cette "grande expérience", on continue bien sûr de faire encore des bêtises mais ça fait partie de l'apprentissage.
Une chose importante sur l'atterrissage : j'avais du mal à contrôler la direction car je coupais totalement les gaz et celle ci n'était plus "soufflée", garder un petit filet de moteur jusqu'au dernier moment est je crois préférable, il faut bien prendre ses repères  sur le manche  pour cela.

Je crois que je ne vais pas tarder à redonner de l'ampleur à mes ailerons, mes essais de tonneaux ressemblent à de gros tire-bouchons : beurk !

A lire : "Le petit manuel de pilotage" d'Aéromodélisme 74 : ici et là 

Bien, le vent tombe, je vous laisse car j'ai une nouvelle addiction ... Embarassé.

A suivre

François

funcub

Vidéo du terrain

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